Tribune du journal Viroflay de Juin-Septembre 2019

Publié le par Benoît Florence

Si l’on peut regretter à Viroflay la disparition de maisons en bon état extérieur, rappelons que la France manque de logements, surtout dans les grands centres urbains. Le rythme de construction a été insuffisant face à la dynamique démographique et aux changements de mode de vie. Du coup, le prix du logement demeure excessif, notamment en Ile de France. A ce jour, 4 millions de personnes sont mal logées dont 900 000 sans logement personnel. Il faut donc construire pour accueillir les nouvelles générations.

Il est normal que Viroflay participe à cet effort national. Avec 15 781 habitants en 2016, notre population reste inférieure aux 16 352 des années soixante. Les incertitudes sur le devenir de l’avenue Leclerc et de Bon repos, le renoncement de la majorité municipale aux projets de ZAC ont retardé les réalisations et le renouvellement urbain.

Construire est aussi un impératif écologique : la densification des zones bâties limite la confiscation de terres cultivables et d’espaces naturels et elle optimise les transports. De plus les nouveaux immeubles bénéficient de normes environnementales élevées.

En 2013, notre conseil municipal a adopté un PLU (plan local d’urbanisme) définissant clairement les zones pavillonnaires ou historiques préservées et les zones où il est possible de bâtir. Légalement, un permis de construire ne peut pas être refusé si le projet respecte le PLU. Lors du débat, nous avions émis deux réserves principales : d’une part, ce PLU conduisait à une proportion insuffisante de logements accessibles aux familles modestes ; d’autre part, il manquait de règles architecturales.

Les lois récentes ont réduit les moyens financiers affectés aux logements sociaux. Néanmoins, leur part est en progression dans notre ville mais elle reste inférieure à l’objectif légal de 25 %. L‘effort doit donc être intensifié. Quant à la charte architecturale, elle a été adoptée en avril 2019 ; nous avons participé à son élaboration et elle apporte des éléments de cohérence pour les futures constructions afin de conserver une certaine harmonie à notre ville.

A Viroflay, refuser de démolir l’existant c’est tout simplement s’interdire de construire, de rajeunir la population, de vitaliser nos commerces, de mieux partager les charges communales. Ce n’est pas notre choix.

Publié dans Tribunes

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