Budget primitif 2019

Publié le par Suzanne Egal

Budget primitif 2019

Il est difficile de parler de budget  sans revenir au débat d’orientation budgétaire. C’est d’ailleurs ce que vous avez fait naturellement lors de la réunion publique sur le budget lundi 11 février.  Mais nous commençons l’année sur une déception : la validation du procès-verbal du conseil  du 24 janvier portant sur le Débat d’Orientation Budgétaire n’est pas à l’ordre du jour. Sa relecture aurait permis à chacun de replacer le budget 2019 dans le contexte de ce débat. Nous vous invitons à vous reporter aux orientations que nous avons exprimées à cette occasion.

Autre déception, les invitations pour les commissions thématiques ont été adressées très tardivement (vendredi en toute fin de journée) alors même que le calendrier habituel en était modifié. La commission thématique « Affaires générales-Finances-Urbanisme-Travaux-Habitat » s’est tenue lundi soir au lieu de mardi avec pour conséquence l’absence de plusieurs adjoints et conseillers.  Nous remercions les présents, M.Issakidis et les responsables du service Finances, Mme Magne et Mme Dal Corno, qui ont répondu au mieux à nos questions sur le plan financier mais disposaient de peu d’informations sur le fond des dossiers. Or pour nous, élus au Conseil municipal, il ne s’agit pas seulement de vérifier que les budgets sont établis dans le respect des règles comptables mais aussi de comprendre ce que l’on prévoit de faire avec l’argent de nos concitoyens.

Comme chaque année, lors du budget, la prévision de notre capacité d’autofinancement est largement sous-estimée par rapport à la réalité. Si nous notons un effort pour réduire l’écart entre le réel et le prévisionnel (x2,2 contre x3,8 en 2015 !), nous constatons que notre capacité d’autofinancement continue à augmenter pour atteindre un record 5,4M€ en 2018 sans qu’on engage les investissements nécessaires. En résumé la ville refuse certaines dépenses de fonctionnement que nous jugeons essentielles pour dégager une capacité à investir équivalente à 30% des dépenses et elle tarde à engager les investissements.

De gros chantiers comme la rénovation des tennis et le projet piscine ont successivement mobilisé  toutes les compétences de la ville. Par leur nature et leur ampleur ces équipements ne seront pas utilisés uniquement par des Viroflaysiens. Vous avez évoqué le possible transfert de la compétence ‘sport’ au niveau de VGP. Au regard de ces expériences, cette orientation mérite d’être sérieusement étudiée.

Lors de vos présentations budgétaires vous affichez  « Pas d’augmentation de la fiscalité locale ». En effet, les taux restent inchangés depuis plusieurs années. En effet, selon le document réglementaire (M14) à Viroflay les impôts directs représentent 92€ de moins par habitant que dans les communes de taille comparable (695/787). Par contre,  la ville de Viroflay choisit de faire payer les services aux utilisateurs. Vous affichez  «Maintenir des tarifs raisonnables et proportionnels aux revenus, Tarifs au taux d’effort, Hausse modérée des tarifs », ce qui représente en réalité 123€ de plus par habitant (1407/1284), comparé aux pratiques de villes de taille comparable. On lit d’ailleurs sur le slide 12 (produit des services municipaux) que les familles assurent plus de la moitié des dépenses liées à ‘l’enfance jeunesse périscolaire’.

Vous dites « Maintenir un endettement faible »  avec un endettement de  « 411 €/ habitant par rapport au  962 €/ habitant au niveau national et une Capacité de désendettement < 2 ans ». Nous allons encore nous répéter. Les taux d’emprunt sont faibles, notre capacité d’autofinancement nous permet d’emprunter sans mettre en péril la solvabilité de la ville : moins de 2 ans où la prudence exige de rester à moins de 12 ans. Notre endettement est anormalement bas. Nous avons la capacité financière pour engager de façon déterminée l’amélioration et  les remplacements de nos équipements. Loin d’être un indicateur positif, cet indicateur est aujourd‘hui préoccupant. Il montre la difficulté que nous avons  à engager les grands chantiers notamment ceux  du programme ‘Viroflay 2025’ et à piloter simultanément plusieurs projets importants.

 

Au-delà de ces considérations globales, nous reprendrons ci-dessous quelques points précis.

Fonctionnement

Lors de la réunion publique, vous avez mis l’accent sur la sécurité et annoncé un effort de 230000€ (lors du Débat d’Orientation Budgétaire il avait été question de 148000€). La présentation du budget de fonctionnement ne fait pas apparaître cet effort dans  les commentaires [+ 1 véhicule,+ personnel+ service télésurveillance temps réel+ extension des heures de présence].

La subvention de l’USMV a été réduite notamment suite à la reprise par la ville du coût des fluides pour les tennis. Une nouvelle convention aurait été signée avec les tennis en juillet. Il ne nous semble pas l’avoir vu proposée en Conseil municipal. [Convention USMV : avril 2018. « ** L’équipement dédié à l’activité sportive « tennis » (tennis de la Chaumière) fait l’objet d’une convention de mise à disposition distincte. Les dispositions de la présente convention ne s’appliquent donc pas à celui-ci. »]

Concernant les investissements, en  2019 un budget conséquent de 166 000€ est prévu pour le gymnase des ‘Prés aux bois’. Ce budget couvre des rénovations et une étude. Cette étude prévoit-elle d’envisager l’augmentation de capacité ? D’autre part, l’audit réalisé il y a quelques années est-il porté au dossier?

Dans le poste « Scolaire-Périscolaire », outre de nombreuses réfections de toiture, il est aussi prévu 125000 pour la réaffectation de la cuisine centrale Rive Gauche. Pouvez-vous nous préciser le projet?

S’agissant de la rénovation des tennis, nous rappelons la demande formulée en commission de nous fournir lors du compte administratif un bilan total: projet initial et ses extensions, budget, dépenses engagées et subventions reçues.

Nous lisons dans le document M14 que nous prévoyons un budget de 838 000€ de frais d’études. Le montant important justifie pleinement que nous demandions qu’un retour nous soit fait sur les résultats de ces études.

Concernant l’accessibilité, le budget est à nouveau très loin de celui estimé  lors  de l’établissement des « Agendas d’accessibilité programmée », validés en 2015 et remis au préfet. Il était prévu d’engager un budget de 400000€ par an (ERP+ voirie). En définitive sur 2018 le budget a été réduit à 231100 (431928) et en 2019, il est seulement de 267600 contre les 407820 initiaux. Si des progrès ont pourtant été accomplis, le recours à la demande de dérogation (ex : Colombier) est encore trop fréquent et les solutions, faute d’être totalement abouties, risquent de ne pas être efficaces : ex : ascenseur des tennis."

 

Budget participatif :

Concernant l’environnement et la transition écologique, ouvrir un budget participatif pour l’environnement est une démarche positive qui permet de mobiliser les citoyens sur la protection de l’environnement et d’encourager les initiatives.  Nous soutenons cette démarche et souhaitons faire partie de l’instance qui décidera de la recevabilité des projets.

Cependant, l’amélioration énergétique de l’habitat n’est toujours pas portée au bon niveau par la municipalité. Notre consommation d’énergie ne baissera que si les particuliers et les collectivités investissent pour réduire leur consommation. La ville doit encourager les propriétaires et soutenir les bailleurs dans leur volonté de rénovation énergétique. . Soutenir financièrement les propriétaires modestes alors même que le CCAS peine à utiliser son budget. Créer une permanence ‘info énergie » à Viroflay comme il y en a dans plusieurs villes voisines :  ex Jouy en Josas

Comme vos choix budgétaires ne reflètent pas nos priorités, nous voterons contre cette délibération.

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