Analyse synthétique du compte administratif 2017 pour le conseil municipal du 12 avril 2018

Publié le par Suzanne Egal

Mutualiser au niveau de Versailles Grand Parc pour réduire nos dépenses.

La baisse de la dotation de l’Etat représente cette année seulement 1,4% de nos recettes. Accélérons les transferts de compétences et les mutualisations au niveau de Versailles Grand parc au lieu  de réduire arbitrairement des dépenses utiles.

Dotation globale de fonctionnement (DGF)

En mettant l’origine non pas à ‘0’ (comme l’an dernier)  mais à 1,8 M€ on laisse à comprendre visuellement  que la DGF est nulle alors qu’elle est quand même de 1,8 M€ !  Sa baisse est en fait de 323 K€ par rapport au dernier exercice soit 1,4% du total de nos recettes. C’est donc un effort  supplémentaire de 1,4% que nous devions faire sur cet exercice.

Une mutualisation insuffisante

Avec la mise en place des communautés de communes et d’agglomération, un cadre avait été mis en place pour permettre aux collectivités locales de réaliser des économies. Malgré cela, les dépenses continuaient à fortement augmenter. La réduction de la DGF à obliger les collectivités à vraiment rechercher les pistes d’économie. Concernant VGP, bien peu de compétences ont été transférées, et les mutualisations se développent trop lentement. Les subventions de compensation distribuées par VGP à ses membres sont très élevées 2,8M€ pour Viroflay, alors que ces ressources devraient être employées en commun.

Nous avons un moyen de faire encore  des économies d’échelle en accélérant la mutualisation des services, des équipements, des expertises, des achats etc…Un moyen plus efficace pour réduire nos dépenses plutôt que de réduire arbitrairement  des dépenses utiles aux enfants et aux adolescents pour ne citer qu’eux.

 

Le budget 2017 mettait la priorité sur Enfance, jeunesse, périscolaire (19%) et Petite enfance et social (18%), avec seulement 8% pour l’un et 10% pour l’autre, le résultat de l’année est très décevant 

Des difficultés de recrutement expliqueraient ces décalages. Gageons que l’année 2018 traduira vraiment  ces ambitions dans les faits. Nous devons tout faire pour encourager la jeunesse.

Comparaison Budget 2017 vs Réalisation 2017

Budget fonctionnement 2017 et Réalisation fonctionnement 2017 (compte administratif) : Cliquer sur le document word en bas de page (Budget et réalisé 2017.docx)

 

Comment se répartit vraiment le budget de la ville ?

Au-delà des impôts locaux (10,6 M€), les usagers contribuent financièrement  à hauteur de 5,2M€.

En effet la contribution atteint 68% pour « Enfance/jeunesse/périscolaire » et  60% pour « Petite enfance/social ». Au final, le poste « Enfance/jeunesse/périscolaire», affiché au budget pour 19 % ne totalise que 8% de nos dépenses nettes  et est en baisse de 10% par rapport à 2016, et « Petite enfance/social » affichés pour 18%, représente  seulement 10 % de nos dépenses. Ces postes sont, en définitive, équivalents aux postes ‘culture’ et ‘services aux habitants’.

Le développement de l’animation en direction des adolescents et des jeunes dans tous les domaines doit être une priorité de notre ville.

De plus, il est à noter que les services ‘Support’, qui pèsent  pour 18% de l’effort annuel réel  ont explosé de 33% depuis 2016 mais vous avez expliqué que des postes restaient à pourvoir fin 2016 sur ce segment, ce qui explique cette évolution entre les 2 exercices.

Ces éclairages seraient nécessaires pour raisonner sur le fond lors des discussions des orientations budgétaires.

Une capacité d’autofinancement toujours très élevée : 4,8M€, pour une estimation à 1,7M€, justifiant des coupes budgétaires arbitraires. Nous continuons de demander un budget plus réaliste afin de débattre plus en profondeur au moment du budget sur les projets de la ville.

Pour revenir au compte administratif, dans son ensemble, nous nous répétons inlassablement : chaque année la ville établit le budget sur des bases exagérément pessimistes, les dépenses 2017 ont été surestimées de 9% et les recettes sous-évaluées de 6%, faisant apparaître une CAF très loin de la réalité. Or vous évoquez régulièrement l’incertitude quant aux droits de mutation par exemple : la courbe présentée montre que la progression est pourtant constante. Par ailleurs, le bilan de l’action foncière présenté au point 11 de cet ordre du jour montre que le marché de l’immobilier est dans une dynamique qui est loin de faiblir d’autant que beaucoup de nouvelles constructions se développent sur la commune. Cette prudence excessive permet de justifier des coupes dans les dépenses et de retarder nos investissements.  Nous continuons de demander un budget plus réaliste afin de débattre plus en profondeur au moment du budget sur les projets de la ville.

Cette année encore notre capacité d’autofinancement réelle 2017 est presque 3 fois celle estimée lors du budget !

De plus, compte tenu de la baisse de nos amortissements, on peut lire dans le résultat global de clôture que notre capacité d’autofinancement a encore augmenté depuis 2016 où elle était de 4,1M€ et 2017 où elle atteint 4,2M€.

 

Des projets irréalistes sur Bâtiment et Voirie alors que des investissements clés ne sont pas engagés

Avec à peine 70% de réalisation sur ces postes, c’est 1,4M€ qui  aurait dû être affectés dès cette année à la transformation de nos équipements, besoins pourtant identifiés dans le projet ‘Viroflay 2025’."

Les retards de réalisation des investissements prévus cette année atteignent un niveau  record. Si  cela peut se comprendre sur des gros chantiers comme les tennis, ce phénomène est récurrent sur les investissements de voirie et de bâtiments.

Bâtiment : budget 1,5M€ ; CA : 1M€ report inclus

En l’absence de détail, il est impossible de commenter quoi que ce soit. Impossible de savoir si des chantiers ont dérapé budgétairement et si, au final, le budget a bien été respecté. La réalisation n’atteint pas 66 % ! 0,5 M€ restent non utilisés.

Voirie et éclairage public : budget 3,4 M€ , CA : 2,5M€ report inclus

A l’évidence on continue à budgéter sur l’année plus que ce que l’on ne peut réaliser en la matière (moins de 75%). Et pourtant, le mouvement s’est accéléré en fin d’année pour éviter d’afficher un décalage encore plus grand. Mais comment imaginer boucler les chantiers dans l’exercice alors que les commissions d’appels d’offres ont traité de ces investissements en juillet puis en septembre ?  Même en intégrant les reports sur 2018, il reste 0,9 M€ de budget qui devrait être mobilisé sur d’autres investissements.

 

Budget et réalisé 2017

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