Budget Primitif 2018

Publié le par Jean-Marie Lebreton

Comme les années précédentes, la présentation du budget primitif 2018 (BP) s’appuie principalement sur une comparaison avec les budgets primitifs des années antérieures.

Chaque année nous soulignons l’écart très important entre les Budgets présentés et les réalisations révélées lors de la publication des comptes administratifs.
La prudence demande certes de surestimer les dépenses et de sous-estimer les recettes, mais ici l’écart entre prévisions et réalisations est tel que nous sommes bien au-delà de la simple prudence comptable.

Les courbes présentées montrent bien les capacités d’autofinancement prévues et réalisées mais n’affichent que les dépenses et recettes prévues au budget. Pour visualiser l’origine des écarts il faut rajouter les courbes de dépenses et recettes réalisées. On voit alors que les dépenses réelles sont très inférieures au budget, ce qui montre certes un effort louable d’économies mais surtout des prévisions de dépenses très éloignées de la réalité.

Lorsque la capacité d’autofinancement c’est-à-dire la marge entre recettes et dépenses est le triple de celle indiquée dans le BP, c’est une disponibilité de plus de 3 millions supplémentaires soit 15 à 20 pour cent des dépenses réelles, ce qui peut remettre en cause le bien-fondé de certains choix budgétaires.

Pour le logement, nous regrettons qu’à part les garanties d’emprunt aux offices HLM et certaines compensations de surcharge foncière, l’aide au logement se limite à des subventions d’élargissement de portail et que rien ne soit fait pour encourager les économies d’énergie. Nous souhaitons a minima la création d’un point de conseil et d’information au niveau de VGP, présentant aux habitants les dispositifs existants.

Pour la jeunesse nous regrettons que l’économie d’environ 700 000 euros de frais annuels de fonctionnement suite à la fermeture temporaire de la piscine ne soit pas redéployée au profit des jeunes en leur organisant des activités, en attendant la réouverture de la piscine.

Pour les investissements, nous savons que les réfections de voirie sont prévues essentiellement en fonction des besoins de réparation du réseau d’assainissement, ce qui se comprend. Néanmoins, pour le séquencement des réfections de trottoirs nous renouvelons notre demande de prise en compte prioritaire du PAVE pour rendre accessibles des cheminements continus. Un tronçon mis en accessibilité est inopérant s’il débouche sur un tronçon qui ne sera rendu accessible que plusieurs années plus tard.

Pour le financement des investissements, on s’étonne que la période de taux bas qui s’achève n’ait pas été mise à profit pour contracter un emprunt à taux fixe plutôt que l’emprunt de 4 millions à taux variable sur 15 ans dont les intérêts ne manqueront pas d’augmenter.

Nous votons contre ce budget.

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