Opérations immobilières de la rue Hippolyte Mazé

Publié le par Suzanne Egal ; Jean-Marie Lebreton ; Sabine Besnard

Un certain nombre de personnes se sont offusquées ces derniers jours de la destruction de 2 maisons en meulière Rue Hippolyte Mazé.

Si l’on peut regretter la disparition de ces maisons en bon état extérieur, il faut rappeler un certain nombre de données qui expliquent la nécessité d’accroître le rythme de construction en France en général et notamment à Viroflay et qui explique parfois la destruction de quelques maisons existantes.

Il y a en France un manque de logements, notamment dans les grands centres urbains qui s’explique par un retard pris dans la construction mais aussi par un changement de mode de vie (parents séparés par exemple). A ce jour on déplore que 4 millions de personnes sont mal logées dont 900 000 sans logement personnel. Que Viroflay prenne sa part dans l’effort national de construction est tout à fait normal. Avec 15 781 habitants en 2016, la population de Viroflay reste inférieure à celle des années soixante où elle avait atteint 16 352. On ne peut pas à la fois, déplorer que l’on bétonne toujours plus de terres agricoles et d’espaces naturels autour des villes et refuser de densifier l’habitat urbain en n’acceptant pas que de nouveaux logements soient construits sur sa commune.

Le conseil municipal de Viroflay a adopté en 2013 un PLU sur lequel nous avions émis des réserves : il offrait une proportion insuffisante de constructions accessibles aux familles modestes et il ne donnait pas de guide sur le plan architectural. Ceci dit, il définit clairement les zones pavillonnaires ou historiques préservées et un certain nombre de zones sur lesquelles il est possible de construire. La seule contrainte est de respecter ce PLU qui est consultable sur le site de la ville, la carte de zonage en couleur facilite sa compréhension, sa lecture permet de mieux connaître la réglementation imposée.

Ainsi, le voisinage de la gare Rive Gauche (et donc le côté concerné de la rue Hippolyte Mazé mais pas l’autre côté) est qualifié de secteur dense avec des constructions possibles d’immeubles suivant un certain nombre de règles. D’autres secteurs (Haras par exemple) resteront des secteurs moins denses et conserveront donc, si les propriétaires le souhaitent, des constructions en meulière.

Il est donc logique et légalement nécessaire que le permis de construire ait été accordé car il ne peut être refusé s’il respecte le PLU en vigueur. Nous regrettons pour notre part, que ce permis ait été demandé alors que le seuil exigeant une part de logements sociaux était à 35. De sorte que cet immeuble comportera uniquement 34 logements de standing.

Il est certes possible que les auteurs du tract regrettant la destruction et la construction de nouveaux logements auraient, dans la même situation que les vendeurs, renoncé à quelques centaines de milliers d’euros de revenus en ne vendant pas à un promoteur mais à un particulier appréciant la meulière. Mais reconnaissons qu’il est assez normal qu’un vendeur cherche à vendre au meilleur prix, surtout que l’état interne de ces maisons ne nous est pas connu et que l’une d’entre elles était déjà divisée en plusieurs logements.

Les prix excessifs soulignent le manque de logements en Ile de France. Pour combler ce manque, la destruction d’anciens logements pour permettre la construction de nouveaux est inéluctable, dans le respect des lois (SRU) et des règlements existants (PLU). Viroflay doit y prendre sa part. Ainsi la population rajeunit, la vitalité des commerces installés en centre-ville montre qu’une nouvelle dynamique se développe.

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