TRIBUNE DU NUMERO 7

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En Irak, en Syrie, au Soudan, en Erythrée, tous les jours, des populations civiles subissent les bombes, la guerre, la terreur. Souvent elles n’ont plus d’autre issue que de fuir leur pays malgré les périls de l’exil. Nous tous Viroflaysiens, collectivement ou individuellement, nous ne pouvons pas rester indifférents au sort de ces réfugiés. C’est ce qui s’était bien manifesté lors de la réunion organisée en mairie en octobre 2015, en vue de recenser les possibilités individuelles d’accueil. Des associations, des familles ont fait des propositions d’hébergement ou d’accompagnement. Mais pas notre mairie. Et notre mairie n’a pas non plus donné suite aux propositions formulées.

Sachez qu’en mars 2016, Hassloch, notre ville jumelle, hébergeait 221 réfugiés alloués par les autorités régionales. C’est 1 % de sa population et, d'après l'adjoint au maire qui en a la charge, ça se passe sans problème. 1% à Viroflay, ce seraient 160 réfugiés.

Nous avons honte des obstacles mis à leur accueil dans les Yvelines. Nous avons honte du refus par les maires de Versailles Grand Parc, y compris le nôtre, d’accueillir des demandeurs d’asile à Rocquencourt dans les anciens locaux de l’INRIA.

Parmi d’autres, l’ordre des avocats du barreau de Versailles a vigoureusement dénoncé ces attitudes en rappelant que le droit d’asile est un droit fondamental et qu’un accueil humain et fraternel des demandeurs d’asile est une composante de l’effectivité du respect de ce droit.

Espérons que les élus de la majorité municipale se ressaisissent enfin et se décident à agir, pour que la fraternité de notre devise nationale ne reste pas un vain mot.

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