BIOGRAPHIE DE JEAN-MARIE LEBRETON

Publié le par Jean-Marie Lebreton

 

Né en 1944, deuxième d’une famille de six frères et sœurs, j’ai grandi dans les ports de l’ouest au gré des mutations de mon père militaire, administrateur des affaires maritimes. Après les classes préparatoires au Prytanée militaire de la Flèche, je suis arrivé à Paris en 1965 pour suivre les cours de Sup-aéro et du Génie maritime jusqu’en 1968. A l’issue du service militaire à la Direction des Constructions Navales (DCN), j’ai été embauché par la société d’ingénierie pionnière de la conception des navires méthaniers, qui m’envoya un an plus tard au Japon pour superviser la construction d’un navire prototype. Spécialisé dans la construction navale, j’ai travaillé 16 ans dans le domaine des méthaniers, puis dans l’offshore pétrolier et enfin, les 13 dernières années, dans le domaine des navires militaires à la DCN, retour aux sources.

Je suis marié et ai deux filles. Ma carrière professionnelle m’a fait résider un an aux USA et treize au Japon, et voyager un peu partout dans le monde. Il est très intéressant de voir la France depuis l’étranger. Avec l’expérience internationale, le point de vue sur la société française est beaucoup plus objectif.

En 1986, je suis rentré en France et me suis installé à Viroflay dans la maison construite par mon grand-père maternel dans les années 60. Fils d’ouvrier, celui-ci avait réussi l’Ecole Centrale avec une bourse d’étude, et était resté très modeste malgré une très belle carrière professionnelle. Mon grand père paternel, cap-hornier, avait commencé comme mousse à 12 ans et grâce aux cours particuliers bénévoles d’un commandant puis d’un instituteur dévoué, il était devenu commandant, puis inspecteur de la navigation et professeur d’école d’hydrographie à Fécamp, où il formait les officiers terre-neuvas.

 

L’ascenseur social par l’école républicaine dont avaient bénéficié mes grands pères fonctionnait encore dans les années 60, tentant de donner leur chance aux élèves méritants. A la Flèche, l’élève le plus brillant de notre classe était un enfant de troupe, fils de gendarme ; il a été reçu 10ème à Polytechnique, loin devant les fils de notables. L’uniforme effaçait toute hiérarchie de classe sociale, seules les qualités humaines et intellectuelles forçaient le respect, indépendamment du contexte familial. C’est ce qui m’a initié aux valeurs de gauche et m’a fait comprendre l’importance vitale de la mixité sociale pour une société harmonieuse et apaisée.

 

Je regrette que l’esprit de solidarité de la société de ma jeunesse ait peu à peu laissé place à l’individualisme effréné et égoïste, où le patrimoine financier est devenu le principal critère.

 

Au sein du conseil municipal, je souhaite engager un dialogue constructif, en défendant les valeurs républicaines et humanistes, en mettant mon expérience au service de l’intérêt général des Viroflaysiens, sans dogmatisme ni polémique stérile.

 

Publié dans Vos élus

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